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A la fin de l’année 2003, notre
Evêque a sollicité la commission pour travailler sur la question de la pratique
du breton dans les célébrations. La commission a ainsi fait une proposition
allant dans le sens d’une meilleure prise en compte de la diversité culturelle
dans nos assemblées dominicales.
Monseigneur Guillon, encourageant
l’application de cette proposition, a fait publier le texte ci-après dans la
revue « Quimper et Léon ».
LA
PLACE DE LA
CULTURE ET DE LA
LANGUE BRETONNES
DANS NOS RASSEMBLEMENTS DE PRIERES
1. A
l’occasion de la préparation à l’assemblée synodale, étalée sur deux ans, et
suivie de l’assemblée elle-même, la question de la place de la culture et de la
langue bretonnes dans nos rassemblements de prières a été abordée. Nous avons
pu exprimer nos points de vue différents, les confronter, et, ainsi, faire
apparaître les enjeux principaux.
2. Le souhait de célébrations incluant
cette dimension bretonne est exprimé par de nombreux pratiquants réguliers ou
occasionnels, bretonnants ou non, de tous âges. Ils y trouvent une façon
différente, pour certains plus profonde et plus joyeuse, semble-t-il,
d’exprimer leur foi et de prier. La commission qui y travaille souhaite que,
dès cette année 2004, la culture et la langue bretonnes trouvent une place
appropriée dans nos célébrations.
3. L’assemblée synodale a insisté sur
l’attention aux jeunes générations. Notre Eglise choisit d’évoluer en
encourageant les nouvelles générations à prendre leur place dans sa vie
courante. Bien des jeunes, y compris des non bretonnants, manifestent un vif
intérêt à la langue et la culture bretonnes. La prise en compte par nous de cet
intérêt lorsque nous annonçons l’Evangile les rendra mieux disposés à entendre
cette annonce.
4. Il importe tout d’abord de respecter
toute assemblée, en favorisant une expression (lectures, chants, musiques,…)
qui corresponde à la culture des personnes présentes. Ces assemblées sont
souvent diverses ; il convient d’en tenir compte. Voici quelques
indications pratiques qui nous aideront à fixer nos repères : elles
correspondent à des degrés divers d’intégration de la langue bretonne dans la célébration. Il
appartient aux équipes liturgiques, sous la responsabilité des équipes
pastorales, de choisir, parmi ces indications, celle, qui, pour une
circonstance donnée, paraît la plus adaptée.
41. Introduire dans chaque assemblée, au minimum, une mélodie
bretonne, accompagnée ou non d’un cantique breton.
42. Ajouter le Kyrie, le Sanctus et un refrain de prière universelle en breton.
43. Prévoir que l’ensemble des chants seront en breton, accompagnés
de leur traduction.
44. Prévoir une lecture en breton, avec son résumé en
français ; prévoir également des intentions de prière bilingues, ainsi que
l’homélie.
45. Célébrer toute la messe
en breton, avec toutefois suffisamment de français pour permettre à un non
bretonnant de participer.
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